L’assiette comme boussole
On ne va pas se mentir : il y a des voyages qu’on mesure à la taille des paysages… et d’autres à la taille des assiettes. Chez nous, les souvenirs passent aussi par les papilles. Sauf peut-être ce petit-déjeuner à Nîmes, vendu comme “local”, où on s’est retrouvés face à du pain sec, un fond de jus tiède et des croissants Leclerc éco+. Rien à voir avec les buffets d’hôtel où même les céréales semblent exotiques.

C’est là qu’on s’est rendus compte d’un truc : la nourriture, c’est plus qu’un carburant en voyage. C’est un rituel, un repère, une manière de s’immerger dans un pays, de comprendre les gens et de rythmer nos journées. Et parmi nos rituels gourmands en voyage, certains sont devenus incontournables… même s’ils nous laissent toujours un petit creux au retour. (Oui, cet article donne faim. Préparez un snack.)

Nos indispensables gourmands en voyage
On ne voyage jamais sans curiosité… ni sans une petite obsession culinaire.
Il y a d’abord le passage obligé au supermarché local, surtout en Italie. C’est presque une activité touristique chez nous. Regarder les rayons, dénicher un pesto inconnu, comparer les prix des pâtes. Et puis ça aide à cerner le pays : entre le prix du parmesan et celui de la mozzarella, on devine vite si on va manger comme des rois ou finir à sec (surtout quand on fait la route en voiture). Les indispensables reviennent souvent : Cadbury en Angleterre, Lemon Soda en Italie, etc.
Le petit-déjeuner aussi a son importance. Quand on dort à l’hôtel, le buffet est souvent le moment préféré de la journée. Pain frais, charcuterie locale, parfois des plats chauds… De quoi tenir jusqu’au sandwich du midi. En Airbnb, on improvise. Retour à l’étape supermarché, mais le plaisir est intact : croissants italien ou jus néo-zélandais, on s’adapte toujours.

Autre rituel ? Le goûter local. Une gaufre à Bruges, un bretzel à Aix La Chapelle, un bubble tea à Londres, un cappuccino à Rome ou une gelato au bord du Tibre… C’est le moment où l’on savoure le pays autant que la gourmandise. Et ça en dit long sur le mode de vie local.
On a aussi une étrange capacité à repérer dès le premier soir le resto bon plan du coin. Celui qui ne paye pas de mine mais où on se régale. Et où, évidemment, on retourne deux ou trois fois. Testé et approuvé en Nouvelle-Zélande, en Italie… et même dans certains coins du Canada. Par contre, on a aussi goûté du mauvais, très mauvais même !
Enfin, on goûte les spécialités régionales, même quand on ne comprend pas tout. Le haggis écossais ? Fait. Le fromage sarde aux vers ? Presque fait. (On a longuement hésité.) Les bruschette ? À chaque séjour en Italie !



Ces saveurs qui nous manquent une fois rentrés
Revenir, c’est parfois douloureux pour le palais.
On commence par rêver des pizzas italiennes, surtout celles de Naples : pâte fine, ingrédients simples, cuisson parfaite. Et à des prix qui donnent envie de déménager. Mais aussi, on n’oublie pas les bruschette : tomates, pain, basilic, huile d’olive !
Il y a aussi les glaces italiennes : artisanales, onctueuses, aux parfums fous. Franchement, une fois qu’on a goûté à une gelateria romaine, difficile de se contenter d’une glace industrielle.
On regrette aussi les horaires des repas. Dîner à 21h à Barcelone ? Parfait. À 17h30 à Atlanta ? Un peu rude. Surtout quand à 18h30, on te dit que la cuisine est déjà fermée. True story.
Mais ce qui manque le plus, c’est le plaisir de se laisser surprendre à chaque repas, sans rien préparer, sans se demander ce qu’il reste au frigo. Juste se poser, admirer la vue, et savourer le moment.
Nos plus beaux souvenirs gourmands (à table ou dans la rue)
Certains repas sont gravés à jamais. Voici quelques madeleines de Proust version voyageurs affamés :
- Un fish and chips léger et croustillant à Édimbourg (chez Badger & Co), avec mayonnaise maison et accent écossais compris.
- Un sandwich au poisson à Montréal (Patati Patata) : frais, simple, parfait.
- Une glace artisanale dans une ruelle de Rome : mangue, citron, pistache… et silence religieux pendant la dégustation.
- Une pizza napolitaine chez Di Matteo : la vraie, l’unique, l’originale.
- Le petit-déjeuner de Micaela dans les Pouilles, à Trulli Terra Magica : tout est fait maison, tout est bon, et tout donne envie de rester.
- Et le mythique Fergburger à Queenstown : burger monstrueux, frites qu’on oublie tant le burger est divin, et une file d’attente qui fait partie du charme.



Vos rituels gourmands en voyage : on partage ?
Et vous ? Quels sont vos petits rituels food quand vous partez loin ? Le truc que vous faites à chaque fois, ou ce plat que vous rêvez de retrouver une fois rentré ?
Racontez-nous en commentaire : vos meilleures (et pires) expériences gourmandes de voyage méritent d’être partagées… et peut-être goûtées un jour !

